Ainsi va la vie - 4 - Le retour à la maison

Après le déjeuner, on a convenu qu’on se rappellerait dans la soirée pour faire le point avec Juliette. Dans l’après-midi, j’allais récupérer ma voiture et je rentrais à la maison où ma femme m’attendait de pied ferme.

  • Alors quoi ? m’interpella-t-elle.
  • Que veux-tu que je te dise,

Je préférais qu’elle attaque le problème, elle ne savait pas ce que j’avais vu et ce que j’avais en ma possession.

  • Tu as fait quoi hier soir ?
  • Que veux-tu dire par là ?
  • Mais tu as bloqué la voiture de ton patron et de Henri qui venait rechercher un document dans ton bureau.
  • Pourquoi ne m’ont-ils pas demandé ? j’étais toujours sur téléphone,

De plus en plus confuse :

  • Mais c’est bien toi qui les as bloquées leurs voitures.
  • Oui, répondis-je laconiquement.
  • Pourquoi tu n’as rien dit ?
  • Que devais-je dire ?
  • La raison pour laquelle tu les bloquais.
  • Ah ! Et c’est quoi la raison selon toi ?
  • Bien je ne sais pas. Tu vas me le dire.
  • Ont-ils seulement recherché un dossier qui n’était pas là ?

Reprenant espoir, ma pute de femme :

  • Oui et quand ils ont voulu repartir, pas possible.
  • Et tu ne leur a rien offert ? Glissais-je malicieux.
  • Si un apéro.
  • Seulement ?
  • Dis-moi, tu as vu et c’est la raison de ce blocage !
  • Vu quoi ?
  • Que je t’ai trompé avec eux.
  • Enfin. Oui, j’ai même immortalisé la scène sur mon téléphone.
  • Salaud. Je comprends pourquoi ton directeur a voulu revenir cette nuit.
  • Et il a réussi ?
  • Non, quand j’ai vu qu’ils étaient bloqués, je n’ai plus rien voulu savoir, j’avais compris que tu étais au courant et je ne voulais pas en rajouter.
  • Et cela fait combien de temps que je porte des cornes
  • Six mois, j’ai été piégée lors de ton déplacement à Hongkong, Ton directeur m’a invité à souper et comme je m’ennuyais, j’ai accepté, je ne sais comment, mais on a bu plutôt beaucoup et ensuite je ne me souviens plus bien, si ce n’est que le lendemain, il dormait à côté de moi et Henri, le brave Henri était à côté, sa main entre mes cuisses que je trouvais bien poisseuses. Encore l’esprit embrumé, je n’ai pas su les repousser et ils m’ont baisé toute la matinée, c’était super et depuis, à chacune de tes absences, on recommence. J’ai bien essayé de m’y opposer, mais d’une part, c’était tellement bon et en plus il y avait les photos qu’ils avaient faites.
  • Un couple ne peut bien fonctionner que sur la confiance, Entre nous ce n’est doublement plus le cas, tu n’avais pas confiance en moi que je puisse te sortir cette épine de ton pied et tu as préféré le silence et moi, du fait que tu m’aies trompé pendant six mois, je n’ai plus confiance en toi. Tu ne vois pas d’inconvénient à ce qu’on divorce je suppose. J’ai les preuves de ton infidélité sur mon téléphone. Ce sera à tes torts exclusifs et je ne compte pas te verser une pension. Un fixe pour que tu puisses te retourner, à la rigueur, mais tu as une merveilleuse profession, coiffeuse. Tu pourras la reprendre, ou éventuellement te mettre à la colle avec le directeur qui ne le sera plus bientôt. J’ai transmis les photos compromettantes à sa femme et c’est elle qui a le capital.
  • Je comprends, je ne vais pas te créer de problème et si tu veux à l’occasion qu’on se revoie, ce sera avec plaisir. Laisse-moi quelques jours pour m’en sortir.
  • C’est OK, mais on divorcera, je vais demander au juge qu’il prépare la procédure. Tu veux un avocat ?
  • Non, je pourrai peut-être gagner quelques francs, mais cela ne serait pas honnête et c’est surtout lui qui en gagnerait.
  • Alors on le fera à l’amiable.
  • Il faut que je te le dise, si j’ai bien apprécié de me faire baiser, c’est quand même toi que j’aime.
  • Oui, je te crois, en offrant ton cul aux autres et en me le refusant et dire que j’ai dû connaître les joies de la sodomie chez Juliette.
  • Juliette ?
  • L’épouse du directeur. Tu crois que quand j’ai vu où vous en étiez je suis allé à confesse ? Non, j’étais hors de moi, mais je ne le regrette pas