Suivante : Chasse perverse 2

Chasse perverse

Ce texte est pour ma grande amie Kate, je lui ai écrit pour sa fête... les personnages sont bien réels mais j'ai changé leur nom à sa demande.

Je fais partie d’un club de sport. Deux à trois fois par semaines, nous se retrouvons en gang pour faire du crossfit, du yoga ou d'autres activités sportives. Cela fait maintenant un an que je les retrouve, plusieurs soirs par semaine. Notre groupe est composé majoritairement de femmes, avec cinq à six hommes. Cela varie en fonction des soirées. Le temps passe, nous apprenons à nous connaître. Il y a même deux femmes, de mon âge, avec qui je m’entends particulièrement bien à tel point que nous sommes sorties à quelques reprises dans les bars. Mais ça, c’est une autre histoire...

Les hommes, dans le groupe, je les aime bien, quoiqu’ils soient tous beaucoup plus vieux que moi. Parmi eux il y a Tomy, qui frise la 50 aine, et Gérard qui a entre 40 et 50. Ce sont mes deux préférés. D’ailleurs quand je vois Tomy, je m’élance à son cou, il me prend dans ses bras... Durant les entrainements, autre la fameuse tape dans la main d’encouragement, il me prend souvent par la taille. Je m’amuse à lui donner de temps en temps des coups de pied légers aux fesses ou lui fouetter les fesses avec ma serviette. Je suis même déjà allée une fois chez lui, prendre une bière. Il ne s’est rien passé, nous avons regardé le feu de foyer, nous avons discuté. Il faisait chaud et donc ma jupe remontait souvent, mais avec le sourire aux lèvres il n’a jamais sourcillé.

Notre entraineur frise la quarantaine. Il s’appelle Ben. C’est un lutteur qui s’entraine régulièrement et garde malgré tout, une bedaine de fin trentaine. Il est impressionnant, la première fois que je l’ai vu, je l’évitais du regard, il me faisait peur, pour dire : tatouages, gros bras, mohawk, face de tueur. Il ne m’en fallait pas plus pour tout faire pour lui faire plaisir. Quand il disait « cours », je courais. Quand il disait « saute », je sautais... bref, vous voyez le principe.

Depuis quelques temps, mon coach me demande de rester plus longtemps après le cours. J’avais mal aux épaules dû à une mauvaise position et il s'est mis sans me demander à me masser de ses grosses mains tatouées. Ouf, incroyablement bon ! Nous étions dans la remise en arrière du gym, là où il range ses affaires, à l’abri des regards. Depuis, nous nous voyons après les entrainements, pour aller au resto ou discuter un peu. Il me colle, m’embrasse dans le creux du cou, sur la joue, se frotte habillé sur moi, sans aller plus loin. Puis, une fois, alors que j’étais assise sur ses genoux à discuter, il m’a taquinée en me murmurant que s’il voulait, il pouvait sans problème me maitriser et me pénétrer sans que je puisse dire quoi que ce soit. Je m’en souviens comme si c’était hier, ça m’avait si excitée. Mes deux amies le savent, elles ont découvert ma simili-relation en lisant les textos que j’entretenais avec lui. Après qu’il nous ai invité les trois à sortir, on s’était mise d’accord pour dire que c’est le genre de gars avec qui ça serait bien de baiser. Il a le corps pour : très athlétique, un excellent cardio. Après, qu’il soit intelligent ou pas... on s’en fiche.

Un jour, je reçois un SMS de mon coach : « Chasse perverse organisée par un ami. Tu es invitée, habilles-toi pour courir, c’est samedi toute la journée, viens avec Kate et Rox, je t’envoie l’adresse ». J’ai aucune idée c’est quoi une chasse perverse, ça doit pas être pire que le Bootcamp, non ? Je suis toujours ouverte aux nouvelles expériences, alors pourquoi pas !

Je vais chercher les filles. Habillées en « mou », running shoes, cheveux en queues de cheval. On arrive à l’adresse. De grosses murailles, un peu comme si on rentrait chez un prince de manoir. Le portail s’ouvre et nous laisse entrer. C’est un long chemin à rouler au plus profond dans le bois. Nous roulons deux minutes pour arriver à une grande maison... non, à ce stade là, ce n’est pas une maison, c’est un palace !

Les filles me demandent si c’est bien ici que nous avons rendez-vous. « Selon l’adresse, oui, je répond, mais je vais texter Tomy. » C’est étrange ! Il répond oui, c’est bien là. On stationne, il y a quelques automobiles déjà garées. Nous sortons de l’automobile, pas trop certaines de nous-mêmes ; gênées, mal à l’aise.

Un homme sort de la maison et vient nous chercher. Il nous scrute du regard, comme un rabatteur évaluant des proies de ses yeux perçants, puis esquisse un sourire et lâche sèchement « suivez-moi ».

Dans quoi encore je nous ai embarquées ? ...

Nous rentrons dans le hall d’entrée. Un immense escalier trône au milieu. Un grand vase, dans lequel il y a des clés et les portables. « Mettez-ça là, sinon vous risquez de les perdre ». Je ne suis pas convaincue, mais comme toute idée à la con, je le fais.

Nous tournons pour pénétrer dans la pièce de droite. Dix autres filles que nous ne connaissons pas, habillées comme nous, attendent. Elles ont l’air aussi perdues que nous. Là, la peur monte dans mon ventre. Je sens la main de Kate qui prend la mienne et qui la serre, fortement.

Nous nous assoyons naturellement sur l’un des divans, comme les autres, serrées les unes contre les autres. Avant peu, un homme dans la fin trentaine, habillé en jogging entre dans la pièce.

  • Mesdames, bienvenue à la cinquième édition de la chasse perverse. Vous avez été sélectionnées par nos recruteurs pour vos diverses qualités sportives et votre look, mais aussi car vous semblez avoir un peu de perversité dans votre regard. Le jeu est simple : j’ai 20 hommes dans la pièce d’à côté. Vous avez 10 min d’avance avant que la chasse commence.

Toutes les filles commencent à paniquer, une cacophonie de protestations et de supplications montent vers le plafond, vers mes oreilles. La main de Kate se resserre, j’avale ma salive. Presqu'instinctivement, mes cuisses se resserrent et la terreur envahit mon ventre. Oh my God ! On va se faire violer ! Mes yeux valsent immédiatement vers l'issue derrière l'homme, les fenêtres, même le toit ! Mais aucune issue... prises aux pièges...

  • Vous pourrez vous cacher dans les bois, dans la maison, où bon vous semblera, mais sachez que la propriété est totalement, comme vous avez pu le constater, entourée de murs. Oubliez l’idée de vous enfuir, aucune n’a réussi jusqu’à présent. Donc c’est simple, si un homme vous attrape, vous lui appartenez et ce, jusqu’à la fin du jeu, dans 6 heures. Je vous conseille de courir vite, si vous ne voulez pas être trop ravagées ce soir. Bonne chance. Vous en aurez besoin.

Je regarde autour de moi. On est une dizaine de filles, ce qui fait qu’on doit être 1 pour 2 hommes. Elles sont aussi décontenancées que nous, la panique se lisant dans les yeux de certaines, l'incrédulité chez les autres.

  • A partir de maintenant, vous avez 10 minutes. Il se tourne et quitte la pièce, aussi sobrement qu'il est entré. Un coup de feu retentit dans le couloir.

Rox est figée comme une statue. Kate se lève d’un bon. Je comprends la situation, pas le temps de penser. J’attrappe Rox par la main et je cours, la trainant avec moi vers l’extérieur.

Le vase n’est plus là ! Je n'ai plus mes clés. L’idée de défoncer le portail avec mon auto vient de se réduire au néant.

Nous nous élançons de toutes nos jambes. Je lance un : « on va se diriger vers le portail, comme ça, s’il s’ouvre on pourra sortir. » Deux « ok » se font entendre derrière moi. Nous courrons, comme on n’a jamais couru, comme des gazelles affolées dans un safari. Difficile de voir depuis combien de temps nous courrons, sûrement pas très longtemps en fait car j’entends un coup de feu signalant que les 10 minutes doivent être terminées. Nous nous trouvons un tronc d’arbre. Se recouvrant toutes de branches feuillues, nous ne bougeons plus.

Quelques minutes se passent, Rox brise la glace :

  • C’est quoi cette histoire ? ! Me demande t’elle d'une voie paniquée, presque transie. Dans quoi tu nous as encore embarquées ? !
  • Écoute, c’est le coach qui m’a dit de venir ici avec vous... j’ai laissé un mot à mon mari pour lui dire où j’allais, avec l’adresse. S’il y a quoi que ce soit ils vont nous retrouver t’inquiète pas...

Je me fais-je rassurante le mieux que je peux. Mais bien maladroitement ; je dois avouer que rassurée, je ne l’étais moi-même pas du tout !

  • On reste toujours ensemble, ok les filles, chuchotte Kate.
  • Oui. Promis, répond Rox
  • Hey, je sais pas pourquoi mais... on dirait que, ça m’excite.

Et Kate de me répondre :

  • T’es vraiment pas bien dans ta tête toi... mais je dois avouer, que moi aussi ca me fait mouiller. C'est bizarre...
  • Et bien pas moi, rétorque Rox d'un retord buté

Kate est petite, de long cheveux noirs yeux foncés. Rox, elle, est une grande brune aux yeux bleus. Kate est très ouverte ; elle aime expérimenter, tout comme moi. Rox est plus conventionnelle, plus réservée. Elle ne sort pas trop des sentiers battus, elle n’ose pas tester. Tout les oppose, sexuellement et mentalement. Mais il y a un je-ne-sais-quoi qui font qu'elles m'attirent, même mariée à un homme qui m'aime. Les deux sont des femmes qui, à leur manière, me sont incroyablement sexy et me mettent en confiance. Et toutes les trois, nous sommes couchés sur le sol, recouvertes de branches à chuchoter à une distance d’une dizaine de mètres de la grande porte. On peut la voir au travers les arbres. Nous sommes comme des sœurs, toujours ensemble, mes comparses de crime.

J'entends des bruits près de nous, une fille qui court en hurlant de terreur. Elle passe proche de nous, sans nous apercevoir, puis elle tombe quelques mètres plus loin. Un homme, la quarantaine passe, lui court après et passe à côté de nous. Il l’attrape et, saisissant par les mains, l’attache avec du tie-rap autour des poignets. Il est bien plus massif qu’elle, il est laid, vraiment pas beau, grisonnant. La blonde menue hurle, elle se débat en criant non, de la laisser partir, à l'aide... Lui rit, simplement. Rapidement, il la colle face sur le sol, lui menotte les points avec du tie-rap. Puis, il tire son pantalon et sa petite culotte, la joue droite au sol, les poignets dans le dos. Couchée et soumise.

  • Ne t’inquiète pas, on vous relâche toute à la fin de la chasse et avec 1000$ en plus ! Mais tu es à moi pendant 5h ma mignonne. Pour l’instant, soit gentille, je serais gentil.

Il ouvre sa braguette et sort son membre dur, turgescent, et la pénètre d’un coup sec. Elle émet un gémissement qui s'entend comme un non, ses yeux se crispant sous la douleur alors que ses dents semblent mordre la terre au sol. Puis, son visage se relâche... et bizarrement elle semble commencer à apprécier ça, bougeant discrètement ses hanches aux mouvements de l’agresseur, sa bouche plaquée contre la terre. Il y va rondement, ses coups de hanche l'empalant sans ménagement alors qu'elle refuse de se défendre. Sa joue glisse dans la tourbe en allant et venant alors qu'elle supporte le claquement de ses cuisses contre ses fesses, qui se perdent dans le bruit des oiseaux autour dans les arbres, ses gémissements à elles étouffées dans la mousse alors qu'elle se laisse prendre, la bague à sa main gauche luisant derrière son dos, attachée.

Mariée, elle aussi... mais à ce moment ne compte que survivre et se soumettre. Son œil vide est visible au-dessus de la mousse... perdue... hésitante... mais vibrant ses hanches comme un piston sur la queue alors qu'elle le prend et l'accepte.

Quelques minutes plus tard, le porc pousse un râle de plaisir animal, bestial, qui me fait frémir. Kate semble elle aussi hypnotisée par la scène. Elle se tortille, passive, écroulée... alors qu'il vide ses couilles en elle, comme une bête immonde, devant nos yeux ! Qu'il déverse sa semence explosant au fond de son ventre comme dans une chienne dans la jungle, alors qu'une trace de larme s'écoule de l’œil de la blonde sur sa joue salie entre les feuilles.

Je regarde Kate... je me surprends de constater que ses pupilles apprécient ce qu’elles voient, sadiques. Rox, elle, ferme les yeux et se bouche les oreilles. Décidément, tout les oppose vraiment.

Je suis confuse, tout cela parait si irréel. L'idée que la même chose peut... non, va m'arriver, ne quitte plus mon esprit !

Il se relève et pousse sa queue maintenant ramollie et luisante dans sa braguette, puis la relève... la supporte. Elle suit difficilement, un mince filet collant glisse le long du haut de sa cuisse, alors qu'il lui remonte ses sous-vêtements et ses pantalons.

  • Tu aimes les saunas ? Il y en a un vraiment bien dans la maison, on va y aller, tu vas aimer ça.

Elle suit, hagarde, soumise, la queue de cheval ébouriffée et les poignets encore attachés. Nous les entendons s’éloigner. Elle ne dit plus rien, comme vidée. Comme remplie. Comme domptée.

Je suis mouillée, j’imagine que Kate aussi. Elle se tortille sur elle-même. Nous sommes dans un calme plat. Le temps passe, j’ai perdu la notion du temps alors que la température se refroidit et que la chair de poule m'envahit. Kate se couche sur le dos et attend. Rox et moi restons sur le ventre. Puis soudainement, Kate me regarde et murmure : « j’ai envie ». Moi de répondre : « t'as envie de quoi, de pisser ? » Elle prend ma main et la pose sur son sein. Il est volumineux et ma main n’arrive pas à le contenir. J’ai toujours eu un petit faible pour particulièrement Kate, je la trouve si séduisante, elle a tellement d’attitude ! Je me retrouve donc là, à palper son sein, ma paume pressant sur son mamelon que je sens durcir. Je me demande comment elle fait pour supporter tout ce poids. Ils sont si lourds, si massifs. J’entre-aperçois entre mon pouce et mon index son téton hérissé. Elle aime ça... et moi aussi.

Je perds la tête... J’en oublie tout le reste.

Rox nous regarde, ne bouge pas, elle observe.

  • Bande de cochonnes » lance-t-elle. Voir une fille se faire violer, ça vous excite ? ! J’en reviens pas, vous êtes vraiment... vraiment... Kate, je peux toucher moi aussi ?

Je la regarde, pantoise, surprise ! Elle vient nous rejoindre. Nous nous retrouvons les deux, entourant Kate de nos corps et nos mains. Malaxant, flattant, caressant cet organe si onctueux de sa personne. Chacune notre sein. J’ai presque envie de lui enlever son top et de la lécher. Je lève son chandail. Que c’est beau, son corps à demi nu sur ce sol de terre et de mousse. Rox semble elle aussi intéressée par cette vision d’abondance. Je ne soupçonnais aucunement qu'elle pouvait cacher ce désir, elle d'ordinaire si sage et vanille ! Elle s’approche et commence à lui en lécher un. Kate pousse un petit gémissement, discret, mais qui fait son effet. Je regarde mes deux amies s’amusant ensemble. Tout cela me fait sentir toute chose entre mes cuisses, que je suis mouillée ! Je m’apprête à lui manger l’autre sein, lorsque je repense à la situation trouble dans laquelle nous sommes. Je m’avance de son oreille et je chuchote :

  • Kate ? Tu crois que ce qu’il a dit c’est vrai ? Qu’ils nous libèrent après ?
  • J’en sais rien, mais si c’est le cas, crois moi, ça va être la meilleure expérience de ma vie. Mais si c’est pas le cas, je suis dans le pire cauchemar qui existe. Il faut trouver le bon... lui avait l’air gentil malgré tout...
  • Chut, s’exclame Rox. Quelqu’un arrive !

Elle a raison, nous ne sommes pas seules. J’ai de nouveaux des papillonnements dans le ventre. Je me rapproche de Kate, située entre nous deux. Elle me sert la main et elle n’ose pas bouger, sur le dos, les seins à l’air.

Deux hommes s’arrêtent, regardent en notre direction. Ils chuchotent entre eux, font comme si nous n’étions pas là. Ils s’approchent un tout petit peu et regardent ailleurs, l’air de rien. Cependant l’impression qu’il nous ont vues ne me quitte pas. Je regarde Rox, qui me regarde, la même impression d’être épiées. Elle se baisse vers Kate et lui chuchote quelque chose que je ne peux pas comprendre et lève la tête avec un petit signe. Kate ne voit rien, elle me serre la main encore plus fort. Je peux sentir la peur... trembler dans ses doigts...

Je me lève d’un bon, suivi par Rox qui lève Kate. Nous se précipitons à l’opposé des deux en se lâchant les mains, puis nous bondissons dans une course frénétique. Rox court et lève ses pattes comme une gazelle ; c’est elle qui a toujours eu plus de cardio et je la vois qui commence à nous distancer. J’ai déjà un point sur le côté, pourtant normalement je cours sans problème ! Je cours bien plus vite que d’habitude, mais le sol n’est pas droit, pas ferme, il faut que je fasse plus attention ! J’entends Kate crier derrière moi. Elle avait réussi à redescendre une partie de son t-shirt. Je m’arrête et je regarde : elle est tombée et les deux gars l’ont attrapée.

J’hésite : fuir ou rester ? Le bon sens ou le mauvais sens ?

Les deux hommes sont costauds, musclés. Je n’ai aucune chance face à eux, encore face à celui de tout à l’heure oui, mais eux, non. Ils sont trop grand, trop gros. Mais je ne peux pas la laisser seule. Je m’élance dans leur direction et je fonce sur le plus petit. Il ne s’attend pas à ça et il tombe sur le côté. Le plus grand s’est retourné pour voir ce qui se passait et Kate lui met un coup de pied entre les jambes. Il émet un cri sourd, étouffé, et tombe sur les genoux alors qu'elle se relève. Un troisième homme arrive et me placarde au sol. Le plus petit s’est relevé et a attrapé Kate par la queue de cheval. Je suis coincée, je me débat, je crie, j’hurle ! J’ai beau bouger dans tous les sens, rien à faire. Il est fort, il a beau être petit, pratiquement ma grandeur, il arrive à me maitriser comme on maitriserait une gamine de 6 ans. Je vois Kate, aussi rouge que moi, ses seins remuant de tous les côtés alors que le troisième la placarde au sol. C’est presque érotique, cette vision... Le plus grand se relève, me regarde avec intensité. C’est un mélange de désir et de vengeance. Le plus petit me menotte à mon tour. Je suis un vers qui bouge sans cesse, qui tappe de ses pieds. Il me relâche un instant et je fonce à nouveau sur lui, tête première. Cette fois ci il ne bouge pas. Il me retient. Le plus grand m’embarque sur son épaule. Je me mets à bouger et à essayer de le frapper avec mes pieds. Je reçois une violente fessée. « Tu recommences, tu vas en avoir une autre, plus forte ». J’ai mal...

J’abandonne. Elle aussi. Je ne sais pas où est Rox. Kate marche en avant, les mains attachées dans le dos entre les deux autres hommes. Le grand me transporte comme une poche à patates sa main sur mes fesses encore endolories. Mélange de menace et de douceur, j’y prends un certain plaisir à sentir cette main frotter mon fessier.

Je me sens de plus en plus confuse. Ils vont nous violer comme des bûcherons et j'ai peur... mais pourquoi ce soupçon de plaisir se glisse malicieusement dans mon esprit ? Je devrais pas... c'est mal... nous ne voulons pas... mais bizarrement si, oui, nous voulons...

Les hommes nous dirigent vers le palace. Aucun mot. Ils ne sont pas loquaces. Je ne comprends pas, ils sont trois, nous sommes que deux. Pourquoi le troisième ne repart-il pas ? Ah oui, 20 hommes, 10 femmes. La demeure devient visible, de la musique sort des fenêtres ouvertes.

Nous entrons dans le hall d’entrée quand l’homme qui me porte lance :

  • Les filles, vous êtes chanceuses. Nous allons aller dans la chambre aux voyeurs. On va vous baiser pendant que des hommes vont vous regarder vous faire utiliser comme de vraies petites salopes. Cool hein !

Je regarde Kate. Nous ne sommes pas certaines que ça soit si « cool » que ça. Elle tente de se défaire mais la poigne des deux hommes mais ils l'empêchent de se défaire.

Ils nous poussent dans la pièce. Elle est grande, comme sans doute toutes les pièces de ce maudit palace. Elle est décorée dans un style romantique. Dans d’autres circonstances, je crois que j’aurai volontiers aimé me faire faire l'amour tendrement dans cet endroit : Grand lit baldaquin, feu de foyer immense, des chandeliers en argent. Et des miroirs... des miroirs, il y en a tellement. C’est bien ce qui me gêne dans cet endroit ! Et que dire des chaises, des petites des grandes... je ne les calcule plus.

Mon porteur me dépose sur le lit, un lit énorme, plus grand que King. Je ne pensais pas que ça pouvait exister. De multiples menottes sont accrochées à la tête du sommier. Il m’attache les mains à l’une des paires. Les deux autres déposent Kate à côté de moi, enlève ses tie-rap et la menottent elle aussi sur le haut du lit. D'un geste sec ils nous déshabillent, remontent nos hauts jusqu’à nos poignets. Nous sommes nues, toutes les deux gisantes côtes à côte liées au lit. Il fait froid et je suis sur les hautes. On dirait bien que Kate aussi. Je tourner la tête et je me rends compte que je n’avais pas réalisé que déjà deux hommes s’étaient assis sur les chaises. On nous observe.

Les trois hommes ont déjà commencé à se déshabiller, commentant leur capture :

  • C’est dommage qu’on en ai attrapé que deux sur les trois, mais faut bien avouer, elles se sont bien défendues, c’était vraiment nice
  • Je suis content d’avoir pogné la fille aux gros seins, j’ai déjà plein d’idées en tête !
  • Regarde l’autre là, on voit que c’est une grosse cochonne, juste pour m’être rentrée dedans je vais lui faire regretter son geste, je vais la dompter la petite tigresse

Ils s’amusent ! Ils trouvent ça drôles, les trois salauds ! Je me retiens, j’essaye de rester stoïque... mais c’est plus fort que moi... la tigresse rugit :

  • Vos gueules ! On vous entend ! Vous comptez faire quoi ? Nous violer ? Oubliez ça tout de suite, je vais vous mordre, je vais tout faire pour que vous passiez le pire moment de votre vie ! Allez-y montrez-nous vos petites queues, qu’on puisse rire de vous, qu’on puisse demain raconter à tout le monde comment vous êtes mauvais au lit, incapable de donner du plaisir ou de prendre du plaisir d’une femme. Vous êtes que des petits pervers sans ambition, même pas capable d’arriver à se pogner des femmes comme nous dans la vraie vie !

Ils me regardent. Elle aussi me regarde, décontenancée, la terreur dans l’oeil. Je crois que je n’en reviens pas moi-même d’avoir dit ça. Le plus petit sourit :

  • Oh oui, je vais la dompter ma tigresse »... Merde !

Il ouvre un des tiroirs des meubles de la pièce et en sort une espèce de balle noire, en caoutchouc. Il s’approche de moi. Je serre les dents, non je n’ouvrirai pas ma bouche ! Les deux autres s’approchent. J’ai peur, je me débats de gauche à droite. Non, vous ne m’approcherez pas ! Coups de pieds dans le vide. Ils me retournent sur le ventre, je me mords ma lèvre en sentant mes poignets se tordre sous les menottes, alors que le plus grand m’attache les jambes.

Je ne m’attendais pas à ça. Je suis pourtant en forme mais ils arrivent à me maitriser sans aucun problème... comme le coach...

C’est à cause de lui qu’on en est là. Je lui en veut. J’ai envie de le frapper. Il est où ?

Le plus grand est bandé, et il a un sexe démesurément massif, les veines traversant bombés le long de sa verge... comme quoi, lui n’a pas dû se sentir visé lorsque je l’ai traité de petite queue... « Petit pénis, tu disais tigresse ? », j’avale ma salive, sa taille me donne la frousse. Il s’approche de mes fesses. Oh non ! Je me mets à crier en serrant les dents... pas là, pas à froid et à sec comme ça...

Je sens sa queue qui cherche le bon trou. Il la laisse trainer entre mes deux lobes fessiers. Je bouge, je gesticule, mais rien à faire, le troisième homme me tient. Le plus petit me regarde, sourire aux lèvres, avec sa boule à la main. Un coup sec, violent, je ne l’ai jamais senti venir. La douleur déchire mes fesses et m’arrache un hurlement. Le plus petit saisit l’opportunité pour m’enfoncer la boule dans la bouche et l’attacher derrière ma tête. Les salauds ! Mes protestations étouffées, mes yeux se ferment par réflexe, des larmes glissant du coin de mon œil alors que le grand effectue des vas et vient derrière moi. Je sens sa masse pousser... écarter mon muscle... déchirer mon intérieur comme un couteau. Il faut que je me décontracte pour avoir moins mal, mais j’en suis incapable... Ce n’est pas ma première fois mais mon rectum, mon col se serre autour du membre sous le trauma, alors que sa queue énorme me viole, me punit avec violence. Les larmes coulent, je n’aime pas ça. Non, je n’aime pas ça du tout. Kate me parle, je ne peux distinguer sa voix mais elle semble dire un truc du genre « t’inquiète pas, ça va passer ». Je ne l’entends plus.

Une voix familière arrive à mon oreille. « Laisses toi faire, Lylie. Laisse toi aller, aie confiance ». Je connais cette voix. Je sens la verge dure qui écartèle mon intérieur... encore... encore... sans fin ! Ça tire, ça accroche, j’ai l’impression qu'il perfore mon ventre. « Allez belle tigresse, laisse-toi aller ».

J’ouvre les yeux, c'est le coach, Ben.

Il est là, il me regarde me faire sodomiser, les bras étirés et les jambes immobilisés par les sangles. La salle s’est remplie. Une dizaine d’hommes sont là, à contempler le spectacle de mon anus pris au piège par sa queue énorme, c'en est inhumain. « Laisse-toi aller, je te promets que tout va bien se passer, je te protège » me répète Ben, alors qui laisse un colosse me défoncer le cul, sans lubrifiant, sans douceur, jusqu'aux couilles alors que je râle dans la balle de caoutchouc, un hoquet de pleurs pris dans ma gorge.

À SUIVRE...

Suivante : Chasse perverse 2