Les relations interdites de Bernadette

Je m’appelle Bernadette, Bibi pour les intimes, j'habite une grande ville du rhone, l’histoire que je vais vous raconter s’est passée il y a un peu plus de vingt cinq ans.

À 30 ans, je n’avais encore jamais eu d’expérience homosexuelle et je n’en avais même jamais eu le fantasme. Non pas que de voir des femmes ensemble m’eût dérangée, chacun mène sa vie comme il l’entend, mais en mon âme et conscience ce n’était pas mon truc. Aujourd’hui encore je ne pense pas être lesbienne, même si souvent les apparences sont contre moi. En tout état de cause, je ne me ressens pas comme telle. D’ailleurs, Annie mise à part, je n’éprouve vraiment aucun désir de ce côté.

La Annie en question est une petite brune mignonnette qui était venue s’installer avec son mari près de chez nous. Aussi brune que je peux être blonde, mais à peu près le même gabarit : 1 m 65, 50 kilos, petits seins pointus, fesses rebondies et petite foufounette très peu poilue, mais bien sûr ça ne se voit pas quand les gens nous croisent dans la rue. J’ai tout de suite sympathisé avec elle, dès les premiers jours en fait. Nous allions faire nos courses ensemble et je l’ai très vite affranchie sur tout ce qui peut être intéressant dans notre grande ville... En deux ou trois mois c’etait devenu une de mes meilleures copines. Je dois dire que c’était loin d’être le cas de nos maris respectifs. Je ne sais pourquoi mais ils n’ont jamais pu se blairer malgré nos efforts respectifs pour essayer de les rapprocher. C’est vrai qu’au départ ils n’ont pas beaucoup d’atomes crochus. Le sien est cérébral, spirituel, cultivé et intellectuel alors que le mien est plutôt du genre sportif à fond la caisse aussi bien dans les salles de sport que devant sa télé. Mais malgré tout ils auraient quand même pu faire un effort d’autant plus que Jean est charmant et que Damien, malgré sa timidité, est très abordable. Mais non, il doit y avoir quelque chose de particulier dans leurs caractères respectifs, quelque chose de répulsif qui fait qu’ils ne pouvaient pas se supporter. Et après avoir imposé deux ou trois soirées, pendant lesquelles ils se sont regardés en chien de faïence, nous avons décidé d’arrêter. Et nous nous voyons sans eux, dans la journée, pour ne pas les déranger.

Nos rapports faits d’amitié et de complicité auraient pu rester ainsi toute la vie si un jour en rentrant chez Annie à l’improviste, je ne l’avais trouvée à moitié nue sur son canapé et en train de se caresser. Elle était allongée sur le dos, la tête posée sur l’accoudoir, la jupe complètement relevée et les cuisses largement écartées. Elle se branlait comme une folle en fermant les yeux et en se mordant les lèvres et avait l’air de vraiment prendre son pied. Pour moi c’était nouveau, c’était la première fois que je voyais une fille se caresser en réel devant moi-même si bien sûr je l’avais déjà vu dans des films érotiques. Aussi, je restai là quelques instants par simple curiosité. Simple curiosité oui, aucun voyeurisme et aucun désir trouble. Je pensais même que j’allais m’éclipser pour la laisser tranquille et que je reviendrai plus tard. Partir à petits pas de loup comme j’étais venue, sans rien dire pour qu’elle ne se sente surtout pas violée dans son intimité, et j’allais le faire... Mais tandis que je reculais, j’entends une voix qui me dit :

  • Excuse-moi Bibi, je suis désolée, j’aurais dû pousser le verrou pour faire ça.

Et je la vois qui se redresse lentement.

  • Euh ! Non, c’est moi, j’aurais dû frapper avant d’entrer.

Et comme je continue à reculer :

  • Non, reste, tu ne me déranges pas. D’ailleurs j’ai fini et je peux recommencer plus tard si j’en ai envie.
  • Je suis navrée, je t’ai tout coupé ma pauvre.

Elle éclate de rire.

  • Oh ! Arrête, ce n’est vraiment pas grave. Je ne t’ai pas choquée au moins ?
  • Non pas du tout, moi aussi ça m’arrive. (Ce qui était vrai, bien qu’assez rare j’en conviens ! )
  • Et si on le faisait ensemble ? Tu penses à quoi quand tu le fais ?

Je suis très gênée car je n’ai pas trop l’habitude de ce genre de confidence, même à ma meilleure amie.

  • Euh !
  • J’aimerais te demander quelque chose Bibi mais je n’ose pas trop.
  • On est copines ou pas ?
  • Comme tu voudras ! Maintenant que tu m’as vue faire, est-ce que ça te gênerait beaucoup de me montrer comment tu fais toi, comme ça nous serions à égalité.

Je suis sous le choc, je n’ai pas imaginé ça, inutile de dire que je n’ai pas du tout envie.

  • Euh...
  • Si tu n’as pas envie dis-le-moi franchement, je ne t’en voudrai pas.

Malgré moi, presque à contrecœur, je me vois relever ma jupe et commencer à me caresser maladroitement par-dessus la culotte. Je suis hyper gênée, d’autant plus qu’elle me mate les yeux grands ouverts. J’essaie de m’appliquer. Sans grande conviction, j’écarte ma culotte et glisse mes doigts entre mes lèvres fines. Elle n’en perd pas une miette. De son côté, elle a relevé de nouveau sa robe et a recommencé à se caresser. Elle ne porte pas de culotte et sa petite chatoune est presque entièrement rasée avec simplement une petite touffe en haut. Elle est plus douée que moi en tout cas. En plus je suis stressée, coincée, je fais cela entièrement pour lui faire plaisir, mais pour ma part je n’ai aucun plaisir. Elle s’en aperçoit bien entendu.

  • Allez viens Bibi, c’est juste pour rigoler, viens t’asseoir près de moi, si tu veux on arrête.

Je viens près d’elle tout en continuant à la regarder. En passant à ses côtés, je sens son odeur qui me monte au nez, qui me monte à la tête. L’instant d’avant impersonnelle, maintenant je suis troublée. Alors assise à côté, je recommence à me caresser mais cette fois pour de vrai, je me sens mouiller, j’ai envie de plaisir et surtout je ne peux pas me détacher de l’odeur qui émane de son fruit. Alors je fais quelque chose qui me semble insensé, je me penche sur sa chatoune et pose mon nez sur sa touffe. Je suis bientôt saoule de son odeur, saoule et complètement excitée, ma langue glisse entre ses lèvres, ma bouche l’aspire, j’embrasse ce fruit défendu dans cette union qu’on dit contre nature. Et au lieu de me dire que je suis folle et de me repousser, la voici qui tombe en arrière pour m’offrir toute son intimité. Et moi de la lécher au plus profond de son ventre et de chercher son bouton d’amour avec ma langue...

Elle a ensuite caressé la moindre parcelle de ma peau, elle est descendu, puis remonté à coups de baisers frais qui me faisaient frissonner. Je ne savais jamais prédire où elle allait. Je sentais ses cheveux balayer ma peau. Puis sa langue humide et pointue s’est aventurée entre mes jambes.

J'ai perdu pied, je gémissais, elle me léchait et je sentais en même temps ses doigts m’emplir. J'ai jouis, puis elle est remontée vers moi, et on s'est blottit l’une contre l’autre, silencieuses.

C’est ainsi que tout a commencé. Et depuis c’était presque tous les jours malgré nos vies de couple et nos occupations professionnelles. On s'arrangeait toujours pour nous retrouver, ne serait-ce que quelques minutes, nous ne pouvions plus nous en passer. Et pourtant aucune de nous deux n’avait eu la moindre expérience féminine avant cette rencontre. Nous avions peu à peu appris à mieux nous connaître, à apprécier nos réactions et à les domestiquer, à nous exciter mutuellement, en cherchant à nous donner le maximum de plaisir. Et vraiment c'étaient des moments inoubliables.

Quelques années ensuite, elle et son mari ont quitté la ville, alors on s’est écrit, on s’est téléphoné, puis les contacts se sont espacés, trop espacés, sa ligne ne répond plus, sans doute a-t-elle déménagé une fois de plus...

Je n’ai jamais remplacé Annie, et jamais envisagé de le faire... Je me masturbe en pensant à elle.